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Shalom mes amis,
Yom Kippur (יוֹם כִּפּוּר, Jour du Grand Pardon) est le jour le plus solennel des fêtes juives. Ce jour-là, Dieu décide de ce qui surviendra pour la nouvelle annnée. La loi de la Torah consacre ce jour au jeûne et à la prière pour demander pardon à Dieu et pour obtenir le grand pardon.
En Israël, cette journée est très spéciale - les entreprises sont fermées, il n'y a pas de véhicules circulant dans les rues et aucune émission n’est diffusée à la radio ni à la télévision; beaucoup de gens, habillés de blanc vont et viennent des synagogues, et les enfants profitent des rues désertées pour faire de la bicyclette.
Le jour même du jeûne de Yom Kippur de 1973, on a remarqué que ce jour n’était pas comme les autres. Les gens allant aux synagogues voyaient des chars militaires dans les rues, des réservistes ont été rappelés à leur quartier général, des gens ont tenté d’écouter la radio pour savoir ce qui se passait. À 2 heures de l’après-midi, toutes les sirènes se sont mises à hurler. Israël était sous attaque ! La Guerre du Kippur a été une surprise pour les Israéliens qui sentaient plus confiants après la grande victoire de la Guerre des 6 jours de 1967. La Guerre du Kippur a débuté le 6 octobre 1973. Les Égyptiens et les Syriens ont attaqué simultanément lesuns dans la péninsule du Sinaï et les autres, sur le plateau du Golan, près des lignes de cessez-le-feu. Les lignes de défenses israéliennes, qui n’étaient pas assez résistantes ont été anéanties par les forces arabes. Contrairement aux forces armées des grands pays, les Forces Armées d’Israël sont formées surtout par des forces de réserves (milu’im, מִלּוּאִים). 
Les citoyens “de tous les jours” (qui travaillent dans les usines ou dans des entreprises de service – ceux qui sont allés à la synagogue le Jour du grand Pardon) ont été appelés pour défendre le pays. L’épicier est devenu commandant de char d’assaut, le banquier a revêtu l’uniforme de pilote et le fermier a remplacé ses sandales par des bottes militaires et a rejoint son unité de parachutistes. Ils ont laissé derrière, leurs proches et leur famille pour former une barrière contre les forces qui envahissaient le pays.
Après de féroces combats, les Forces israéliennes ont réussi à arrêter les envahisseurs et ont trouvé une voie pour se retirer derrière les lignes ennemies.
Dans un mouvement (militaire) surprise, les Forces israéliennes, commandées par Ariel Sharon (אֲרִיאֵל שָׁרוֹן) ont traversé le Canal de Suez en Égypte, coupant ainsi de façon efficace l’approvisionnement des Égyptiens. Alors, n’ayant plus d’opposants, l’armée israélienne s’est arrêtée volontairement à 101 km du Caire.
Au nord, les Syriens se sont butés à une défense têtue des Israéliens, défense menée par des individus et de petites unités de combats qui ont pu ralentir l’avance des Syriens. Un exemple de cette vigueur de combat a été celle d’un seul commandant de chars d’assaut, appelé Avigdor Kahalani, a réussi à détruire 200 tanks syriens, changeant de chars d’assaut chaque fois qu’il manquait de munitions. Un autre cas rapporté a été celui d’une petite unité de chars d’assaut appelée, “Zvika Force” (כּוֹחַ צְבִיקָה) qui a réussi à arrêter une division entière de Syriens.
Les Forces Armées israéliennes ont repoussé l’armée syrienne et se sont rendus à 35 km de la capitale Damas. Le 22 octobre, les brigades israéliennes Golani et Sayeret Matkal ont récupéré le Mont Hermon. (הַר הַחֶרְמוֹן). Lors d’une diffusion (à la radio), un des soldats a décrit la montagne comme étant “l’oeil du pays” (הָעֵינַיִם שֶׁל הַמְּדִינָה, ha’eynayim shel hamedina) – une expression qui est devenue le symbole qui qualifie le Mont Hermon comme place qui scrute profondément le pays. 
La proximité des Forces israéliennes face aux capitales de l’Égypte et de la Syrie et le siège de l’armée égyptienne ont “réveillé” les deux super-puissances du monde (à ce moment-là ) : l’URSS et les États-Unis qui sont intervenues massivement en faveur d’un cessez-le-feu qui a eu lieu le 24 octobre 1973.
Malgré le rétablissement rapide et la victoire militaire, Israël a été blessée profondément avec la perte de 2 656 soldats et blessée dans sa fierté nationale. Le fait qu’Israël ait été surpris a causé une perte de confiance quant à l’habilité du pays à protéger son premier ministre et de prendre soin de ses citoyens. Après la Guerre, la première ministre, Golda Meir, et le ministre de la défense, Moshe Dayan, ont pris leur responsabilités et ont donnné leur démission
À chaque Yom Kippur, lorsque nous prions et demandons pardon, nous nous souvenons des soldats et des héros de la guerre qui a changé notre nation. Tout ceci donne un ton spécial au verset suivant :
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| (וְכִתְּתוּ חַרְבוֹתָם לְאִתִּים, וַחֲנִיתוֹתֵיהֶם לְמַזְמֵרוֹת--לֹא-יִשָּׂא גוֹי אֶל-גּוֹי חֶרֶב, וְלֹא-יִלְמְדוּ עוֹד מִלְחָמָה. (יְשַׁעְיָה ב, ד |
| Il sera l’arbitre des peuples et le juge de nations nombreuses. Ils forgeront leurs épées en socs de charrue ; et leurs lances en faucilles. Une nation ne lèvera plus l’épée contre l’autre, et l’on n’apprendra plus la guerre. (Isaïe 2,4) |

גְּמַר חֲתִימָה טוֹבָה,
Gmar Xatima Tova
Puissiez vous être inscrit (dans le Livre de la Vie) pour toujours !
Shira Cohen-Regev
L’équipe de hébreu sur Internet
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| Lu Yehi – לוּ יְהִי |
| Let it be |
| Paroles et musique : Neomi Shemer |
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| Pendant la Guerre du Kippur, Neomi Shemer a écrit des paroles en hébreu sur la mélodie de la fameuse chanson des Beatles “Let it be.” Elle y décrit le sentiment national en commençant avec l’image d’un voilier blanc qui vogue vers des nuages gris : |
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Od yesh mifras lavan ba’ofek
Mul Anan Shaxor Kaved |
עוֹד יֵשׁ מִפְרָשׂ לָבָן בָּאֹפֶק
מוּל עָנָן שָׁחֹר כָּבֵד |
| Elle a interprété “let it be” comme une prière – Tout ce que nous voulons, s’il vous plaît – qu’il en soit ainsi : |
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Lu yehi
Lu yhi
Ana Lu yehi
Kol shenevakesh lu yehi |
לוּ יְהִי
לוּ יְהִי
אָנָּא לוּ יְהִי
כָּל שֶׁנְּבַקֵּשׁ לוּ יְהִי
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Elle a ajouté des paroles d’espoir pour le retour hâtif des soldats. Quand son mari est revenu de sa “réserve” après la guerre, il a écouté la chanson et a demandé que cette chanson devait avoir sa propre mélodie : “je ne laisserai pas “perdre” une chanson au profit d’une musique étrangère, c’est une guerre juive et tu vas lui donner une mélodie juive” Alors, Neomi Shemer a changé la mélodie, l’a présentée à la télé lors du Sukkoth en 1973. La chanson a été chantée par les soldats pendant la guerre et ce, avec différentes versions : par Shemer elle-même, Chava Alberstein et les Gashashim. La chanson est vite devenue le symbole lyrique de la Guerre du Yom Kippur.
Vous pouvez lire les paroles de la chanson ici, et regarder Chava Alberstein la chanter en octobre 1973 pendant la Guerre du Yom Kippur.
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